Welcome, and stuff.
2 November 2008 – What a great fucking way to start a fucking day ! 6h du mat le réveil a pas sonne, on doit être dans deux heures au pied du rocher pour le tour guidé. Pas de pot, pneu crevé. J’oublie la douche et laisse dormir la belle pendant que je m’éclate deux phalanges sur les boulons récalcitrants. Putain de bordel de dieu de bite la roue de secours est coincée sous le truck, je rampe en espérant que le cric tienne et que Troopy ne me tombe sur la gueule, cette pute de roue de secours est bel et bien accrochée. Impossible de la détacher.
Quel est le con qui a prévu de taper une roue a un endroit aussi con pour un 4×4. Bref, je jure comme un charretier et passe au plan B. Réparer le pneu. Pas le temps il est déjà 7h. Aud se réveille et court à la réception pour voir si la navette est pas encore partie. Ouf, elle ne quitte le site que dans trente minutes et ca me laisse le temps de repérer le trou.
Enfin, malgré son sens précis des quantités, malgré sa carte bleue inutile, sans Audrey j’aurais pété un câble. Ceux qui me connaissent savent que je claque rarement une durite mais quand on m’emmerde, faut pas me chercher, surtout quand je suis un peu fatigue. Le Boags il a besoin de son sommeil. J’ai les mains en sang, je sue comme un porc, je suis couvert de sable et j’ai failli me prendre un Toyota de 4 tonnes sur la gueule, je vais bien tout va bien.
La, le calme olympien de la Frenchie et son sourire me calment illico.
Bref, y a pas de problèmes y a que des solutions avec elle et hop, ni une ni deux on se retrouve avec un Aborigène, un interprète et quelques touristes matinaux pour découvrir certains aspects de cette culture si mystérieuse. On y apprendra comment faire du feu (rouler des crottes de lapin dans des herbes sèches et y frotter vigoureusement un bois savamment taille, ou utiliser un briquet), comment récolter la résine qui sert à réparer les outils, préparer le javelot etc. et surtout comment lancer ledit javelot ou porter sur la tête le précieux bush tukka qui nourrit tout le clan.
Retour au camp, pendant que je sors un clou de 10cm du pneu, ma compagne se charge du reste : ranger la tente, les sacs, faire la vaisselle, lever le camp et charger le camion. Thanks my Dear, je retire tout ce que j’ai dit. Elle est bien la Chti.
Pendant qu’elle s’enfile quelque lentilles, on décolle pour Kings Canyon. 17h on arrive au pied de cet endroit que je préfère par-dessus tout dans ce pays. Anciennement recouvert par la mer, il ne reste plus que cette immensité rocheuse, perdue au milieu de nulle part. Au creux du canyon mais en hauteur, le Garden of Eden, qu’on ne visitera pas cette fois ci parce que le vertige aurait raison d’Aud, du haut des falaises de 300m elle risquerait de sauter, ce qui serait ma foi, fort regrettable. On prendra plutôt le sentier intérieur, qui mène à un autre oasis de fraicheur, des oiseaux multicolores font résonner leur chant sur les parois rocheuses et les arbres apportent leur lot d’ombre dans cette poêle à frire qu’est le nord du désert. Les couleurs jaunes curry et ocre se mélangent sous les rayons du soleil couchant.
On se dirige vers le camping suivant à 30km, qu’on loupera et on pousse la route jusque 200km plus loin, à Mount Ebenezer. Le soleil est couche et il faut zigzaguer entre les brumbies (chevaux sauvages), les buffles (de la taille d’une voiture) et les nombreux kangourous hypnotisés par la lumière des phares. Impossible de l’éviter, un d’eux se jettera sous nos roues. Klet la pauvre bête finira en repas pour les vautours. Merci au pare-buffles a l’avant du camion, sans ca c’était la fin du voyage.
Motel miteux, chambre crado, 50dollars pour des lits superposes couverts de poussière, on sortira de la douche plus sales qu’en y entrant mais le sommeil aura vite le dessus sur le dégout, non sans avoir termine quelques lentilles, et oui encore, il en reste un kilo.
2 November 2008 – Journée rangement. Troopy est dégueulasse, les frigobox sentent le rat mort, y a du sable partout a l’intérieur, les fringues sont pires que le camion et a part un slip et un vieux t-shirt on a plus rien à se mettre. On partage ledit slip et hop, tout ca vole à la lessive. Les campings sont bien équipes a ce niveau et le soleil sèche le linge en une demie heure. Le temps de passer au centre du resort pour réserver un guide pour demain matin, de se connecter rapidos sur Internet pour vous rassurer et d’acheter deux trois bricoles au supermarché du coin. Pause piscine aussi pour se détendre et peaufiner le bronzage.
15h, on est déjà crames après une heure à peine, et un peu bleus parce que le fond de la piscine déteint sur la peau. Donc les deux schtroumpfs s’en vont faire une petite marche dans les gorges de Kata Tjuta. Impossible de marcher ailleurs que sur le sentier, le site est ultra sacre pour les Aborigènes, encore plus magique que Uluru et donc les blancs n’ont accès qu’a deux ou trois légendes de la culture, le reste étant Tabou.
Le soleil commence à se coucher lorsque la rando est finie, il est temps d’aller assister au coucher sur Uluru. Spectacle magnifique. Le rocher est en temps normal orange vif, mais de 5 minutes en 5 minutes, les couleurs s’assombrissent. D’abord lie de vin, puis safran, puis paprika, puis pourpre, puis acajou pour finir merisier et enfin ébène.
Il fait à présent noir complet, seules les étoiles nous guident jusqu’au campement et après quelques bières au bar local, agrémentées d’un guitariste country-folk, Audrey décide de cuire les deux kilos restants de lentilles. Bon ben on mangera des lentilles pendant trois jours. J’ai déjà dit qu’elle avait le compas dans l’œil ?
17 October 2008 – Longue histoire, qui commence a Bali… ![]()
Maite (oui oui, la meme Mawie-Tewese Desguin) est donc partie a Bali cet ete comme chacun sait, sur place elle fit la connaissance d’une autre voyageuse. Les liens se creent tres vite et hop, la voyageuse en question a comme projet de passer un an en Australie.
Ah ben ca tombe bien lui lache Therese, mon cousin y est, vla ses coordonnees. (on est le 29 septembre la
). Bref, de causette en causette, il s’avere que le cousin part dans le desert deux semaines et qu’a priori ca brancherait la donzelle.
Ouaimais la donzelle, Audrey, c’est son nom, elle a prevu d’arriver a Sydney le 15 novembre seulement, la ca fait tout de suite un ptit mois plus tot que prevu… Les sacs sont pas fait, la bagnole est pas vendue, l’appart est pas vide, ca va etre short. Surtout qu’on est le 10 Octobre deja, ca fait tout de suite dans dix jours…
Bah le Boags il a plus d’un tour dans son sac, et il aura suffit d’un pari debile (merci au Commissaire Biales
) et hop, la ptite Audrey vend sa caisse, fait ses cartons, chope un billet en last minute et chamboule tous ses plans.
Tout ca pour partir deux semaines dans le desert avec un mec qu’elle connait que par MSN interpose, ca promet
.
Donc ben voila, je reviens de Tullamarine Airport, choper Audrey et ses sacs, l’aura evidemment qu’elle soit la derniere a sortir de l’avion
Un peu dephasee apres ses 20 heures de vol quand meme. Donc demain pendant qu’elle recupere, je change mes pneus et je rajoute la seconde cibie, dimanche on va au marche pour les courses de bouffe et hop, lundi matin c’est parti mon kiki !
Enfin, j’ai ete cool, je lui ai laisse 48h pour decider si elle tient son pari ou pas
Un vrai gentleman quoi ![]()
Day One – Mordialloc – Mildura – 530Km
Day Two – Mildura – Orroroo – 450km
Day Three – Orroroo – Marree – 370km
Day Four – Marree – Oodnadata – 400km
Day Five – Oodnadatta – Mount Dare – 500km
Day Six – Seven – Mount Dare – Yulara – 480km
Day Seven – Uluru Kata Tjuta National Park
Day Eight – Yulara – Kings Canyon – Mount Ebenezer
Day Nine – Yulara – Coober Pedy – 720km
Day Ten – Coober Pedy – Port Augusta – 530km
Day Eleven – Port Augusta – Adelaide – 300km
Day Twelve – Adelaide – Warnambool – 600km
Day Thirteen – Great Ocean Road – Mordialloc – 400km