Day Four – Marree – Oodnadata – 400km
http://www.pinkroadhouse.com.au/
400Km
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Si pas eu le temps la veille : http://www.southaustralia.com/LakeEyreNationalPark.aspx
http://www.about-australia.com/travel-g … onal-park/
Prendre les renseignements sur place sur l’etat des routes, le permis, les distances etc

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Selon la carte, apres deux trois gues, 30km passes Marree y a la “Dog Fence” (http://en.wikipedia.org/wiki/Dog_fence) qui fait 2500km
jusqu’en QLD. Similaire a la “rabbit proof fence” mais celle la est en WA.
On passe le long du Lake Eyre, puis Coward Springs parait que les ruines sont top, ptet que camping la au lieu d’Oodnadatta si c’est complet, on veurah
Un peu déconné hier soir, il est 9h et on entame la grasse mat. Une heure plus tard on se réveille tout pâteux avec le soleil qui chauffe la tente. Va ptet falloir qu’on lève le camp paskon va bouffer du sable aujourd’hui, les choses sérieuses vont commencer. Je dégonfle les pneus à 30psi et je passe en quatre roues motrices. 30PSI me permettront de garder le 100kmh même sur la caillasse et le sable tout en améliorant la motricité, gaaaazz !!
Il est presque midi et y a 400 bornes de désert à se taper avant le coucher du soleil, après ca deviendra suicidaire de rouler, les bœufs, émeus et kangourous sortent pour aller boire et on ne les verra qu’au dernier moment…
Gaz ! Troppy se contrefout de l’état de la piste, que le GPS perdra de temps en temps d’ailleurs, faut dire qu’on la devine plus qu’on la voit en fait cette piste, quand elle est bonne, souvent faut juste espérer rouler dessus. Sur le bitume je restais sous les 105kmh pour économiser le fuel, ben ici je tiens le 100kmh sans que ca fasse la moindre différence. Cette bagnole est géniale, à part chasser du cul de temps en temps dans les virages trop sablonneux, elle ne moufte pas.
On se gave tous les deux de ces paysages magnifiques, les couleurs changent au fur et à mesure que le soleil se déplace, on passe donc du brun fonce au rouge sang, en passant par l’ocre et le jaune vif, splendide.
Arrêt photo de temps en temps quand la ruine en vaut la peine, et surtout au bord du lac Eyre. Enfin de lac il n’a que le nom en cette saison, c’est plutôt une flaque. Moitie eau, moitie sel, moitie boue, le lac est la partie supérieure d’une nappe aquifère qui couvre 22% du pays et dont l’eau a 22.000.000 d’années… A cote de ca, Evian peut aller se rhabiller. Y a quand même deux trois fleurs entre les milliers d’hectares de sable et de sel. C’est géant.
150 bornes plus loin, Coward Springs. Ca, ca sera la cerise sur le gâteau pour la journée. Imaginez un désert, imaginez la chaleur, imaginez les mouches, le sable, l’étendue de rien et la rudesse du paysage. Ca y est vous voyez bien ? Ben imaginez ensuite un oasis au milieu de tout ca, et au milieu des roseaux et des palmiers, entoures d’oiseaux, un jacuzzi naturel. Un peu aménage quand même pour y descendre, l’eau est a température idéale, elle est fraiche (20degres) et minérale a souhait, ni une ni deux on y plonge. Raaah quel bonheur. Un jacuzzi au milieu du désert, faut avouer que y a plus moche…
Allez c’est pas tout ca, il est 16h on a encore rien bouffe et y a encore 250 bornes. Les deux gars qu’on a croises juste avant d’entrer dans les sources m’avaient expliqué qu’ils étaient mineurs de fond, et que le petit trou du cul du monde qu’on traverse va devenir dans 5 ans la mine a ciel ouvert la plus grande au monde. 4km de circonférence, 2km de profondeur, des camions de 100 tonnes (à vide) avec des roues de la taille d’un immeuble sortiront du ventre de la terre des tonnes de bore, d’acier, de cuivre, et encore d’autre métaux. Parait que le sous sol contiendrait de quoi faire vire le pays pour les 10 générations à venir.
Le soleil se couche gentiment, les couleurs au sol changent encore. Par contre si le soleil se couche, les animaux se lèvent, ils sortent de leur torpeur de la journée pour aller boire, et donc les bœufs, kangourous, émeus, lézards, serpents, etc. traversent la piste sans prévenir, faut se concentrer a mort pour tacher de les voir assez loin a l’avance. Sur ce terrain pas trop stable, j’ai pas trop envie de bloquer les roues.
Bref, je passe la cinquième, le camion semble se désintégrer mais en fait, il gémit à peine, Troopy tient bon la barre, hisse-ho, ce truc est vraiment incassable.
Oodnadatta est en vue, les derniers mètres se font sur un sable couleur curry. Le Pink Roadhouse, tenu par Lynnie, a moitie torchée ou complètement a l’ouest, c’est encore indéfinissable, nous loue une chambre dans son motel sur le terrain vague aménage en camping. Il est presque 20h j’ai aucune envie de monter la tente après cette route.
Ma copilote se change une fois encore en cuistot et 20min plus tard, le diner est prêt. Slurp. Je m’endors un peu plus tard, comme une masse, les yeux pleins d’images et le dos en compote.
La route est casse-cul et il y a “pas grand chose” à voir. Quelques sculptures aborigènes, de beaux paysages à perte de vue, et le Lake Eyre qui couvre 22% du continent Australie et se situe 15mètres au dessous du niveau de la mer. On est en avance alors on stoppe dans des sources naturelles. Putain y a plein de mouches. Deux hommes en reviennent, ils se tapent la bavette à trois avec Brice. Il s’agit de mineurs qui travaillent dans l’Outback, l’un d’eux habite Adélaïde et fait le trajet avec son avion personnel. La première grasse matinée du séjour fait qu’il est déjà 14h. Allez, direction Plouf !!
Le spa est amménagé en un petit rectangle d’environ 2m50 sur 1m50. L’eau y est tumultueuse et composée d’algues, de sables et de sels minéraux. Nous sommes seuls et l’eau est à température idéale : environ 25 degrés. C’est ce qu’on appelle “buller”, tant et tellement que de retour à la voiture il est déjà seize heures. Le temps s’est arrêté a Coward Springs.
Vite, il faut filer pour atteindre Oodnadatta. Comme on a pas mangé, j’improvise un repas pendant que Brice conduit. Pas facile de cuisiner a l’avant d’une voiture en marche, sur des cailloux. On s’en sort pas trop mal.
Les paysages sont très changeants et les couleurs défilent : rouge, ocre, brique, etc. Tantôt arbustes, tantôt rochers, tantôt plat, tantôt valloné. Qui a dit que le désert était vide ?
On a même croisé des brumbies (chevaux sauvages) et des vaches, et des kangourous ! Quand le soir tombe sur le désert, les bêtes ont soif et sortent de leurs abris.
Le coucher de soleil est splendide au milieu de nulle part.
Arrivés a Oodnadatta, on n’a pas le courage de monter la tente alors on loue une petite chambre façon cowboy au Pink Roadhouse. “Mon chauffeur” est fatigué alors je m’occupe des réjouissances : apéro, repas, … On s’endort comme des masses, et comme des loirs on dort.
ah bin la voilà la piscine miss!
vous avez pas piqué le panneau avec les flèches pour mon jardin?
bon, faudra changer quelques données mais j’veux le même!
il a donc réussi à te faire croire qu’il était cro fatigué le bri bri pour faire à manger? c’est beau les mecs!
Déchaînée not’ Grungy!!!