Day Eight – Yulara – Kings Canyon – Mount Ebenezer
What a great fucking way to start a fucking day ! 6h du mat le réveil a pas sonne, on doit être dans deux heures au pied du rocher pour le tour guidé. Pas de pot, pneu crevé. J’oublie la douche et laisse dormir la belle pendant que je m’éclate deux phalanges sur les boulons récalcitrants. Putain de bordel de dieu de bite la roue de secours est coincée sous le truck, je rampe en espérant que le cric tienne et que Troopy ne me tombe sur la gueule, cette pute de roue de secours est bel et bien accrochée. Impossible de la détacher.
Quel est le con qui a prévu de taper une roue a un endroit aussi con pour un 4×4. Bref, je jure comme un charretier et passe au plan B. Réparer le pneu. Pas le temps il est déjà 7h. Aud se réveille et court à la réception pour voir si la navette est pas encore partie. Ouf, elle ne quitte le site que dans trente minutes et ca me laisse le temps de repérer le trou.
Enfin, malgré son sens précis des quantités, malgré sa carte bleue inutile, sans Audrey j’aurais pété un câble. Ceux qui me connaissent savent que je claque rarement une durite mais quand on m’emmerde, faut pas me chercher, surtout quand je suis un peu fatigue. Le Boags il a besoin de son sommeil. J’ai les mains en sang, je sue comme un porc, je suis couvert de sable et j’ai failli me prendre un Toyota de 4 tonnes sur la gueule, je vais bien tout va bien.
La, le calme olympien de la Frenchie et son sourire me calment illico.
Bref, y a pas de problèmes y a que des solutions avec elle et hop, ni une ni deux on se retrouve avec un Aborigène, un interprète et quelques touristes matinaux pour découvrir certains aspects de cette culture si mystérieuse. On y apprendra comment faire du feu (rouler des crottes de lapin dans des herbes sèches et y frotter vigoureusement un bois savamment taille, ou utiliser un briquet), comment récolter la résine qui sert à réparer les outils, préparer le javelot etc. et surtout comment lancer ledit javelot ou porter sur la tête le précieux bush tukka qui nourrit tout le clan.
Retour au camp, pendant que je sors un clou de 10cm du pneu, ma compagne se charge du reste : ranger la tente, les sacs, faire la vaisselle, lever le camp et charger le camion. Thanks my Dear, je retire tout ce que j’ai dit. Elle est bien la Chti.
Pendant qu’elle s’enfile quelque lentilles, on décolle pour Kings Canyon. 17h on arrive au pied de cet endroit que je préfère par-dessus tout dans ce pays. Anciennement recouvert par la mer, il ne reste plus que cette immensité rocheuse, perdue au milieu de nulle part. Au creux du canyon mais en hauteur, le Garden of Eden, qu’on ne visitera pas cette fois ci parce que le vertige aurait raison d’Aud, du haut des falaises de 300m elle risquerait de sauter, ce qui serait ma foi, fort regrettable. On prendra plutôt le sentier intérieur, qui mène à un autre oasis de fraicheur, des oiseaux multicolores font résonner leur chant sur les parois rocheuses et les arbres apportent leur lot d’ombre dans cette poêle à frire qu’est le nord du désert. Les couleurs jaunes curry et ocre se mélangent sous les rayons du soleil couchant.
On se dirige vers le camping suivant à 30km, qu’on loupera et on pousse la route jusque 200km plus loin, à Mount Ebenezer. Le soleil est couche et il faut zigzaguer entre les brumbies (chevaux sauvages), les buffles (de la taille d’une voiture) et les nombreux kangourous hypnotisés par la lumière des phares. Impossible de l’éviter, un d’eux se jettera sous nos roues. Klet la pauvre bête finira en repas pour les vautours. Merci au pare-buffles a l’avant du camion, sans ca c’était la fin du voyage.
Motel miteux, chambre crado, 50dollars pour des lits superposes couverts de poussière, on sortira de la douche plus sales qu’en y entrant mais le sommeil aura vite le dessus sur le dégout, non sans avoir termine quelques lentilles, et oui encore, il en reste un kilo.

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7 h. difficile d’avoir des contraintes en vacances, mais, c’est pour la bonne cause, nous avons réservé une excursion autour d’Uluru.
Aïe, un pneu crevé.
Brice n’arrive pas à chopper la roue de secours sous le Troopy. Il va falloir trouver un autre moyen pour se rendre à Uluru, qui est à 20 bornes…
Direction Réception du camping, reservation d’un mini bus et hop.
8 h, on arrive à Uluru. Les 2 h d’excursion sont dédiées à l’explication de certaines coutumes aborigènes qu’ils peuvent ne pas garder secrétes. Nous apprendrons ainsi les rôles et tâches de chaque abo, hommes et femmes n’ayant pas les mêmes outils. Au programme : le feu, la chasse, le lancer de javelot… La promenade est encadrée par deux guides : un aborigène et un guide interpréte plus que mignon… grrrrr… LC ça va de soi.
Nous croisons un lézard tout mignon, jaune et marron : le Thorny Devil.
Pour le retour, nous essayons de faire du stop, mais ça ne prend pas tellement. Nous allons sagement attendre le minibus pendant une heure, le temps de flâner dans les boutiques attrape-touristes et de marquer midi pile à 10 h 15. Un petit jeu du tableau abo préféré : le même pour Brice et moi. Suis-je un garçon manqué ou est il un métrosexuel ? Who knows ?
Ensuite, remballage de tente et direction Kings Canyon. On se croirait dans un décor d’Arizona. A nouveau de la roche rouge, cisellée par le vent avec deux niveaux de sables sédimentés différents.
En bas, la végétation est assez luxuriante. Nous sommes aussi à l’affût de la faune. J’aimerais découvrir un python, mais en vain, à part les mouches qui viennent boire dans les yeux et un joli petit zoziau jaune à houpette, ça sera tout pour les mirettes.
On n’aura fait que la petite balade d’une heure, car on est arrivé à 16 h 30.
Premier motel miteux, il en fallait bien un. Bah, c’est marrant.
Premier kangourou écrasé aussi, Boo Fucking Hoo
tout ça, j’veux voir et faire! sauf l’hôtel… hum…
bon, boags, mossieur “je prévoidestasdetrucsinutilesavantdepartir”, t’aurais pas pu sortir ton pneu de secours avant pour tester? BANANE!
Ben avec les chocs, le sable, la poussiere, la caillasse, il a fini par ripper, et pis je vois pas pourquoi j’me justifie… TOI TA GUEULE