Voyage voyage
yop,
sympa le compte-rendu… En plus le suspense reste entier jusqu’à la fin.
Nettement moins dépaysantes, nos vacances furent placées sous le signe vertical de la pluie qui tombe, des cols qui montent et du niveau de la bouteille. Comprenne qui voudra.
Partis samedi bien après potron-minet, on a pris la direction des Alpes en passant par le Jura. Autrement dit, ça roule convenablement jusque Nancy, et puis c’est la cambrousse, les ronds-points, les lacets. La France d’en-bas. Hop, une petite cache délogée après Besançon et on attaque la descente sur Lausanne. On devait y rejoindre Antoine, coincé dans un hôpital psychiatrique (heureusement, du bon côté du stéthoscope), mais c’est plutôt dans le coin de Martigny qu’il crèche : on se farcit 80 bornes autour du lac Léman à passer les vitesses, d’un feu rouge à l’autre.
Si la vallée de Martigny n’offre pas grand intérêt (à part un monastère bénédictin du 5e siècle, rebâti au 12e et toujours actif
), les sommets valent le coup. A condition que la pluie ne s’en mêle pas. Elle ne nous aura pas lâché les basques de la semaine, à part pour se faire remplacer au pied levé par la neige.
Arrivés lundi au chalet, on a commencé la semaine diététique par de gras chapons, suivis d’un pain de viande de 2 kilos (et 6 œufs, du pain, des noix, du porto) le mardi. Tout cela précédait une tartiflette, deux tiramisù et une fondue. Ajoutons de copieux apéros, à la spéciale du Nord ou au porto de cuisine, les fromages alpins et le saucisson sec, nous avons explosé le quota de l’hiver.
En fait de balade, on aura profité d’une accalmie jeudi, dans la neige, pour faire un brin de route vers les lacs Jovet, mais nous avons rebroussé chemin aux deux tiers de la promenade. Le ciel devenait franchement menaçant et la hanche de la petite grinçait à son tour.
Deux caches aux contas plus tard, nous reprenons la route le vendredi vers le nord du pays. D’abord à Genève, pour le musée ethnographique Barbier-Müller. Ce collectionneur des années 20 et 30 a amassé des milliers d’objets aux quatre coins des continents, masques, armes et statuettes essentiellement. Mais l’espace ne présente qu’une exposition temporaire, très esthétisante et bouclée en 20 minutes. Dire qu’on a tournicoté 3 heures dans Genève pour ça…
Partis pour passer un peu de temps à Nancy, c’est à Langres qu’on échoue, après 8 heures de route sur les départementales, soit… 340 km plus loin qu’au matin. Pas mal comme moyenne. J’ai le dos en purée, la voiture sent le chien repu, j’ai les yeux qui piquent.
Langres est un petit bout de rocher allongé, ceinturé de remparts du 17e siècle, incroyablement conservés en rase campagne. Nous y avons dormi à l’hôtel des postes, étonnés de ne pas avoir croisé l’inspecteur Maigret. Un vrai voyage à l’envers de l’écran.
Samedi, enfin, retour en Namurois, en musardant le long de la ligne de front de la Meuse. Verdun, puis Douaumont, Fleury, villages détruits. Ces bleds ont été remplacés par un champ de bosses qui témoigne de la pluie d’obus. L’épicentre d’une ligne de front de 250 bornes qui a vu stationner 9 millions de mecs (9 millions : 9.000.000) pendant 4 ans. Ca fait 36 bonshommes par mètre de front. Certains jours ce sont 30.000 types qui mourraient, rien que du côté français, pour gagner ou reprendre un bout de colline, un village détruit ou un bosquet fumant. Je ne suis pas fanatique des combats, mais le côté humain de ces tranchées est stupéfiant, émouvant, irréel. Comment ont-ils survécu ??
Bref, la pluie encore nous a chassés de ces collines, désormais entièrement boisées car non déminées. Dernières routes buissonnières, Avioth, Orval, arrêt au GB express de Bouillon et vogue la galère jusque Namur. On retrouve le chat, étonnamment content de nous revoir -plus exactement de revoir les mains qui le nourrissent.
Retour à la vie de tous les jours…

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vacances humides donc, jolie plume, la tartiflette fait rever.
Malgre les gouttes vous avez vu un bout de soleil ? J’envie un peu, c idiot, mais la gruvaz ca reste un coin de paradis pour moi.
Portemonaie vous bien, content de vous lire
Oui, on a vu un coin de soleil. Il y avait un Paris-Match du mois d’août, avec des photos de plage dedans. Ça a l’air bien, le soleil.
Nan, ben pour tout dire, on a eu un bon premier WE (en bagnole puis en Suisse) et le reste franchement dégueulasse, à l’exception du jeudi ; il avait neigé la veille, et le matin a connu quelques éclaircies. Juste de quoi dîner sans crever de froid, adossé à un chalet d’alpage. Ca s’est très vite couvert et il a fallu plier bagage. Il y a des jours où la pluie n’est tombée qu’une fois, comme disent les gens ici.
Sinon, rien de neuf au village, ça ne bouge pas d’un poil.
Bien, les commentaires d’Audrey, sympa. Elle continue son trip ou elle reste un peu chez toi ?
non non elle s’installe…
Eh eh. On est un Servais ou on ne l’est pas
Wombat Jusqu’au Bout
On ne change pas une formule qui gagne. Mais Audrey est en vacances, en pause-carrière ? Ou elle va chercher du taf en Australie ?
Yep, working holiday visa, c’est un accord entre l’Australie et certains pays seulement (une quinzaine en tout) qui permet a des jeunes de 18 a 31 ans max de travailler en Australie sous un visa de touriste, mais avec certaines restrictions, comme par exemple uniquement des boulots qui ne sont pas en contact avec des enfants ni des malades (donc pas l’enseignement ni les hopitaux). Une autre contrainte est qu’on ne peut rester pour un employeur que maximum 3 mois.
Donc, typiquement, un jeune sous WHV bosse dans un bar ou dans une ferme…
A terme, si l’employeur veut garder le jeune, il peut le “sponsoriser” (ce qui m’est arrive) et transformer son visa de working holiday en work visa.
Bref, pour repondre a ta question, Aud va d’abord chercher un taf dans un bar, pour ameliorer son anglais, une fois qu’elle sera bilingue complete elle postulera dans sa branche, les ressources humaines.
Techniquement donc, elle vit avec moi, cherche du boulot sur Melbourne, etc.
Son visa est donc de 12 mois pour l’instant, une option permet de le prolonger 12 mois supplementaires si tu n’atteins pas ton anniversaire de 31 ans, et si elle decide de rester plus longtemps, imaginons
, elle peut essayer de se faire sponsoriser, sinon, raus !
Je vois.
que sera, sera