La Grande Terre
C’est comme ça qu’on appelle l’ile principale de la Nouvelle Calédonie (qui pour rappel se compose de deux provinces sur la Grande Terre, des Iles Belep au nord, des Iles Loyautés a l’Est et de l’Ile des Pins au sud. Plus un archipel d’ilots tout autour, on ne les compte plus).
Bref, We du 11 novembre, 4 jours de congés pour tous les deux, zou c’est parti. Prenez une carte, faut suivre.
On commence par rejoindre Thio, au sud est, en traversant depuis Boulouparis. Au sud de Thio, c’est ce qu’on appelle la “Cote Oubliée”. Sans doute parce qu’aucune sinon une seule route y mène et qu’elle finit en cul de sac…
Bref, direction le nord, via Canala et la “Route a Horaires”. C’est une piste qui relie Canala a Koh, on y roule dans un sens pendant une heure puis dans l’autre l’heure suivante…. A ne prendre qu’en 4×4 ou avec une bagnole pourrie, et en évitant d’avoir le vertige
De l’autre cote, c’est Kouaoua, puis Houailou. C’est moooooche
Toute la chaine de montagne est ravagée, détruite, pelée, par les mines de nickel qui s’enchainent, se suivent et se ressemblent. Plus aucune végétation, juste des bleds bidonville, des camions et de la poussière. Honteux.
(Vous excuserez la qualité de l’image, l’appareil a merde…)
On continue et on arrive enfin sur la jolie partie de la cote Est : Poindimie, Thouo puis Hienghene.
On loge a Touho, chez ma copine Maelys, qui n’est pas la mais nous prête sa maison
Cette fille, faudrait l’inventer. Trop cool.
On reste deux jours a Hienghene parce qu’il y a de quoi faire.
D’abord le centre culturel, puisque c’est ici que Jean Marie Tjibaou a vécu (http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-marie_tjibaou). Icône des “accords de matignon” c’est lui qui symbolise la marche vers l’indépendance du pays.
Le centre contient un musée, et des reproductions des cases des deux chefferies principales de la région.
(Eloi Machoro et Jean-Marie Tjibaou)
Petite escapade en rentrant dans la chaine de montagne, on se rend compte que la piste mène jusque la cote Ouest, ça fera l’objet d’un prochain trip, avec logement en tribu et tout l’toutim.
Samedi matin, on quitte Hienghene, sa poule et son sphynx
pour passer le Bac de La Ouaieme. La route est coupée par la rivière, une des plus grosses du pays, et on la traverse sur un bac, qui prend huit voitures dans un sens puis dans l’autre. C’est gratuit et c’est rigolo
Plus au nord, ça devient de plus en plus tropical, mais de plus en plus pauvre, et vide de toute habitation. Quelques tribus de temps en temps mais généralement, mis a part la rare voiture dans l’autre sens, on ne voit plus personne.
Un tour de piste pour rejoindre Ouegoa a Poum plutôt que par le bitume, et on atteint Poum en fin d’après midi.
Pas de pot, a Poum, y a rien
Une tribu, un faré, mais pas de gite, camping, motel, rien. Direction donc Koumac, puis Voh, puis Kone puisqu’entre les deux, a part la foret, y a toujours rien pour loger
On finira a l’hôtel (4 etoiles,
), dans un vrai lit, avec une vraie douche, une piscine, et un resto. Zut quoi on l’a bien mérite
Dimanche, derniers tours de roues pour descendre sur Nouméa sur la cote Ouest, nettement moins jolie, bien que l’agriculture et l’élevage lui donnent un air de campagne Européenne.
Le guide touristique édité par notre pote Jean Jacques nous indique qu’un mémorial sur la droite vaut la peine d’être vu… Allons y, tiens y a plus de panneau, tiens y a trois pistes : une a gauche, une devant, une a droite… On aura fait les trois, on se sera embourbe deux fois, mais on aura pas vu le mémorial

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C’est joli en fait, mis à part les scandales miniers. Mais tout le monde se demande qui est “nous” ?
Ben, nous quoi
Que c’est mignon!
Qu’est-ce que c’est que ce truc que vous bouffez ? on dirait la fin d’un bec de toucan…
Non ? Si ?
Gateau au chocolat…
Ch’t’en foutrai moi du bec de toucan !
J’veux tout savoir sur cette jolie demoiselle